« On cherche délibérément à compliquer la situation pour l’opposition et agiter le spectre de la violence ». C’est avec ces termes que le Professeur de droit public et spécialiste de droit international et des droits humains, Mouloud Boumghar a résumé les réactions actuelles du régime algérien. 

Dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde, cet expert a fait savoir que  « c’est le régime qui a créé une crise institutionnelle, qu’il double d’une crise constitutionnelle ». « Et il y a une différence entre une transition brusque et une transition violente. On joue sur les mots pour agiter le spectre du chaos et de la violence », a-t-il encore analysé en mettant en garde contre le comportement du chef d’Etat-Major de l’Armée algérienne, Ahmed Gaïd Salah. « Les gens ont une conscience aiguë du danger de la violence. C’est le régime, le haut commandement militaire et Gaïd Salah inclus, qui met en danger le pays pour se sauver », relève Mouloud Boumghar d’après lequel « le recours à l’article 102 est un substitut à l’incapacité politique du régime à constituer un nouveau gouvernement. « C’est une forme d’aveu d’échec », assure le spécialiste de droit international.

Mouloud Boumghar, professeur agrégé de droit public à l’Université de Picardie-Jules Verne, a conclu enfin qu’il faut que « l’armée arrête de se considérer au-dessus de tous et comme la dépositaire de la souveraineté nationale. Le dépositaire de la souveraineté nationale, c’est le peuple ».

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