Les élections pour la désignation du bureau national du Syndicat national des magistrats est une important bataille qui se joue dans les coulisses au moment où toute l’Algérie traverse sa pire crise politique de ces 20 dernières années. 

Afin d’empêcher qu’un nouveau bureau national ne soit composé pour arracher l’indépendance de ce syndicat longtemps dominé par le Djamel Laïdouni, le serviteur docile du régime et du ministre de la Justice Tayeb Louh, de nombreux magistrats subissent en ce moment des pressions et des intimidations afin de les empêcher de se présenter aux élections pour concurrencer l’équipe de Djamel Laïdouni que Tayeb Louh tente coûte que coûte de reconduire pour conserver le contrôle  de l’appareil judiciaire, le seul organe qui peut traduire devant les tribunaux les hauts responsables algériens impliqués dans les affaires de corruption.

Fort heureusement, les juges qui ont rallié le mouvement populaire réclamant le changement et le départ du régime n’abdiquent et ne se laissent pas faire. Ces juges qui se battent pour une justice au service du peuple ont créé « un club autonome » qui dénonce les manœuvres de Djamel Laïdouni et s’élèvent contre son illégitimité. Et cette bataille de l’émancipation des magistrats algériens ne fait que commencer.

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