Le départ d’Abdelaziz Bouteflika a beau être acté, les Algériens n’ont pas fini de démontrer leur mécontentement. Ils réclament, sur la base de l’article 102 de la Constitution algérienne, la mise en place d’élections présidentielles, afin d’élire un nouveau président. 

Ali Benflis, ancien premier ministre algérien et invité au micro de RTL, dénonce néanmoins l’entrée en jeu de l’article 102. Selon lui, demander l’empêchement d’Abdelaziz Bouteflika et le déclenchement de cet article ne signera pas la fin du règne du président, au pouvoir depuis près de 20 ans.

« J’ai analysé de très près la déclaration de l’État-major », explique-t-il. « Je dois préciser que l’application de l’article 102, visée dans la déclaration de l’État-major, n’est pas susceptible de constituer à elle seule la base au règlement de la crise ».

Selon lui, les « éléments et dispositifs existant actuellement en matière électorale, à savoir une administration qui n’est pas neutre, un Conseil constitutionnel qui a pris parti pour le président, et un gouvernement inexistant », ne permettent pas de réunir les conditions nécessaires à de réelles élections présidentielles objectives et démocratiques.

L’ancien premier ministre invite à élire un président intérimaire afin de créer les conditions nécessaires : « L’article 102 doit être appliqué, mais amendé pour permettre de recourir à un président intérimaire pour quelques mois (…) qui puisse légiférer, pendant cette période, pour compléter ce qui n’existe pas ».

« C’est une histoire de 4 à 6 mois. On peut arriver à la solution », conclut-il, en précisant qu’il ne sera pas candidat à la présidence intérimaire.

Source : RTL 

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