En à peine un seul mois, le mouvement populaire qui mobilise chaque vendredi des millions d’Algériens dans les rues de toutes les villes du pays a arraché de nombreux acquis démocratiques. Sur le plateau de l’émission l’Algérie de Demain, Abdou Semmar a estimé que le bilan de ce premier mois est très positif. 

Preuve en est, les marches populaires ont suscité d’énormes divisions au sein du pouvoir. De nombreux secteurs habituellement ravagés par la corruption, le népotisme et la Hogra ont été secoués par cet éveil populaire qui est en train de changer le visage de l’Algérie. Les juges, longtemps étouffés par le carcan politique, se libèrent de jour en jour du joug du pouvoir. Ce qui était encore inimaginable il y a cela un mois. Les avocats s’imposent comme une grande corporation qui peut contraindre le régime algérien à revoir ses règles de fonctionnement. Les syndicats se rebellent contre la centrale de l’UGTA conduite par l’obséquieux Abdelmadjid Sidi Saïd, les journalistes de l’ENTV et des médias publics se révoltent contre le diktat de l’Etat, les jeunes algériens se réapproprient de la rue et cassent enfin l’arbitraire qui interdisait depuis de longues années les manifestations dans les rues. Bref, une nouvelle Algérie est en train de naître après plus de 20 ans de « congélation politique et sociale », explique Abdou Semmar d’après lequel l’occupation de la rue doit encore continuer dans les semaines à venir pour permettre aux Algériens de cultiver définitivement leur maturité politique.

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