Oui, aucun changement démocratique n’est encore possible en Algérie si l’institution militaire ne joue pas un rôle clé et favorable à une réelle transition politique, explique à ce propos Abdou Semmar sur le plateau de l’émission l’Algérie de Demain diffusée sur Amel TV.  Mais l’armée algérienne peut-elle participer à un réel changement démocratique ?

Oui, répond Abdou Semmar qui appelle les militaires algériens à s’inspirer de l’exemple du Portugal en 1974. A la surprise générale, le 25 avril 1974, une révolution démocratique a commencé au Portugal par un coup d’État organisé par des militaires massivement soutenus par le peuple portugais. Ce mouvement a débouché sur une révolution qui a duré deux ans, marquée par de profondes divisions sur la façon de refonder le Portugal, mais qui, finalement, a profondément changé le visage de celui-ci. Communément appelée « La révolution des Œillets », cette révolution pacifique a la particularité de voir des militaires, porteurs d’un projet démocratique (mise en place d’un gouvernement civil, organisation d’élections libres), renverser un régime, sans pour autant instaurer un régime autoritaire.

Les militaires algériens doivent donc ausculter de près cet exemple pour comprendre que leur intervention ne serait saine que si elle accompagne la volonté populaire du changement sans lui imposer plus tard un régime d’une quelconque nature. Et l’Algérie pourrait enfin tourner la page du long règne de Bouteflika en toute sérénité. Débat, analyses et commentaires sur :

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