La conférence nationale du changement proposée par Bouteflika et le régime en place est une étape essentielle pour le changement en Algérie. Selon Saad Khiari, spécialiste de l’Algérie à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), cette conférence nationale est « la seule formule démocratique qui implique la participation de l’ensemble des acteurs politiques » et qui pourrait permettre de sortir de la crise par le haut, comme il l’a expliqué dans un  entretien accordé à 20 minutes, le média français. 

 Selon ce chercheur, cette conférence nationale du changement « est la réunion de toutes les forces vives du pays, particulièrement la société civile, et surtout les jeunes, trop souvent marginalisés, mais véritables acteurs du bouleversement actuel ». « Cette consultation générale doit permettre de faire connaître les problèmes des Algériens, leurs aspirations, leurs revendications, et les perspectives qui vont leur être proposées », indique la même source.

« Est-ce que cette conférence sera un succès ? Personne ne peut répondre avec précision à cette question », analyse Saad Khiari. « En revanche, le gouvernement mais aussi le peuple algérien ont tout intérêt à réussir, de même que les pays de la région, parce qu’un échec signifierait l’instabilité, le désordre et peut-être la violence », avertit-il en dernier lieu.

 

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