Le mouvement populaire qui secoue en ce moment l’Algérie intéresse fortement L’American Enterprise Institute for Public Policy Research (AEI), un puisant think thank réputé proche du patronat américain et du mouvement néoconservateur qui avait une très grande influence sur l’administration de la Maison Blanche à l »époque de George W. Bush

Et l’AEI a publié sur son site internet une note qui résume sa vision de la situation en Algérie tout en proposant des pistes de solution à la crise algérienne. En vérité, l’AEI craint tout simplement « la déstabilisation de l’Algérie, voire son effondrement ». Et « ce scénario du pire n’est pas improbable », explique l’AEI dans son rapport où il explique que l’effondrement de l’Etat algérien « aggraverait considérablement la menace salafiste djihadiste, ouvrirait une nouvelle voie migratoire de masse vers l’Europe, et aurait un effet d’entraînement d’instabilité à travers des régions déjà dévastées par les conflits et la mauvaise gouvernance ».

Que faut-il donc faire ? Faut-il soutenir le régime algérien ? Non, loin s’en faut. L’AEI explique clairement dans sa note que « la solution ne consiste pas à préserver ou à rétablir un dictateur en Algérie. Si les régimes répressifs peuvent limiter l’extrémisme un certain temps, voire des décennies, ils ont inévitablement une date d’expiration ». L’AEI préconise ainsi que les Etats-Unis doivent « plutôt être prêts à offrir leur aide dans la transition démocratique en Algérie ».

Et pour éviter le pire scénario, l’AEI suggère aux autorités américaines d’avoir un plan – et des moyens militaires et de renseignements- en place pour protéger les efforts régionaux dans la lutte antiterroriste dans le cas où l’Algérie se déstabilise ou s’effondre », souligne enfin le think tank américain.

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