Une manifestation de Franco-Algériens à Nancy réclamant le départ du président Bouteflika a été perturbée par des militants identitaires. Une initiative condamnée par le maire.

Ils s’étaient réunis dans le calme ce dimanche 17 mars 2019 – pour la deuxième fois – sur la place Stanislas de Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour réclamer le départ du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Ils étaient environ 300, drapeau algérien sur le dos, à demander plus de démocratie dans le pays où un gigantesque mouvement populaire s’organise depuis plusieurs semaines.

La manifestation a été perturbée par plusieurs militants de Génération identitaire, un mouvement d’extrême-droite. Ils ont déployé une banderole « Ici c’est Nancy, pas l’Algérie » en se glissant sur le toit de la brasserie Jean-l’Amour.   La police est intervenue rapidement pour déloger les militants et les placer en garde à vue. Trois personnes ont été placées en garde à vue.

Le mouvement est habitué des actions coup de poing dans la ville et dans la région, notamment contre l’immigration ou les musulmans.

Le maire de Nancy Laurent Hénart (Parti radical) a dénoncé dans un communiqué le déploiement de cette banderole.  C’est avec la plus grande fermeté que je condamne les propos et gestes de militants d’extrême-droite ce dimanche, venus insulter les participants au rassemblement pacifique qui se tenait place Stanislas.

« Ces propos qui laissent entendre que Nancy serait la ville d’une communauté sont simplement inacceptables. Nancy est une ville où les différences ont toujours su vivre ensemble et cohabiter dans la paix et le dialogue », explique le premier magistrat.

il a également demandé des « sanctions exemplaires » contre ces « fauteurs de trouble ».

Même condamnation du côté de Mathieu Klein, président (PS) du département de Meurthe-et-Moselle. « Que les groupuscules fascisants retournent dans leurs tanières pour y ruminer leur haine. Nous n’en voulons pas chez nous’ », a-t-il écrit dans un message sur Facebook.

Source : ACTU FR 

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