Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a commencé sa tournée à l’étranger pour rassurer la communauté internationale et les plus importants partenaires de l’Algérie concernant les énormes manifestations anti-pouvoir qui secouent depuis un mois notre pays.

Rome, la capitale italienne, a été la première étape de Lamamra qui a eu un entretien avec le président du Conseil des ministres italiens, Giuseppe Conte, durant lequel il a tenu à rassurer les partenaires internationaux de l’Algérie, explique l’agence gouvernementale l’APS.

« J’ai été reçu longuement par le président du Conseil des ministres italiens, auquel j’ai remis un message écrit du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, entrant dans le cadre des consultations régulières entre nos deux pays fondées sur le Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération », a déclaré Ramtane Lamamra à l’issue de l’entretien.

Il a indiqué avoir échangé avec M. Conte sur « l’actualité de l’Italie par rapport à la construction européenne et sur l’actualité de l’Algérie qui intéresse nos amis italiens ».

« Ceux qui observent de loin notre réalité, ont le sentiment qu’il se développe une situation potentiellement porteuse de risques », a-t-il dit, ajoutant que l’Algérie « connue pour être exportatrice de paix, de sécurité et de stabilité, rassure ses partenaires internationaux sur le fait que ce moment privilégié de notre histoire est un moment qui se passe en famille ».

« Il n’y a pas de préoccupation particulière pour nos partenaires internationaux et en tant qu’Etat et peuple, nous sommes profondément attachés aux principes de non ingérence dans les affaires internes de notre pays », a-t-il mentionné.

« Nous rassurons nos partenaires et nous les invitons à continuer à développer notre partenariat mutuellement avantageux et à faire le travail diplomatique normal d’informations mutuelles, mais prenons garde à ce que des forces occultes, des ONG et des individus développent des intentions d’ingérence et d’intervention dans nos affaires internes », a-t-il souligné, assurant enfin que dans ces conditions, « c’est toute la nation algérienne qui, comme une seule personne, s’opposerait à ce genre de velléités ».

 

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