Pour sortir l’Algérie de l’impasse actuelle, il faut procéder à l’installation d’un gouvernement de salut national qui sera nommé par une présidence collégiale composée de plusieurs personnalités historiques intègres, honnêtes et désintéressées. Des personnalités qui n’ont aucune ambition de pouvoir et dont la mission est d’uniquement conduire l’Algérie jusqu’à l’organisation d’une autre élection présidentielle. Voila la feuille de route qui a été proposée par Mourad Dhina,  l’un des membres fondateur du mouvement d’obédience islamiste Rachad et ancien porte-parole du Conseil de coordination du FIS, le parti islamiste dissout. 

Cette proposition qui a été formulée par Mourad Dhina lors de l’émission « l’Algérie de Demain » diffusée sur Amel TV avec la participation d’Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algérie Part. Mourad Dhina, l’un des responsables de la Fondation Al Karama, a expliqué également qu’il est préférable de ne pas organiser rapidement de nouvelles élections présidentielles pour éviter « la polarisation politique de la société algérienne ». « Un piège qu’il faut absolument éviter pour ne pas ralentir le processus de transition nationale car la polarisation politique va diviser les Algériens », estime l’activiste réfugié depuis de nombreuses années en Suisse. Par ailleurs, Mourad Dhina estime que le courant islamiste, notamment celui de l’ex-FIS, est celui qui pourra remporter une large victoire lors des prochaines élections présidentielles indépendantes et transparentes qui doivent être organisées pour tourner la page du long règne d’Abdelaziz Bouteflika.

« Les Algériens sortent d’une longue hibernation politique. Il ne faut pas mettre la pression sur la rue et laissons les Algériens respirer pour reprendre leur souffle. On parlera, plus tard, de l’organisation de nouvelles élections présidentielles », suggère enfin Mourad Dhina, l’ancien membre du Bureau exécutif du FIS à l’étranger.

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