Aussitôt nommé, aussitôt limogé ! C’est ce qui risque d’arriver dans les prochains jours à Nourredine Bedoui, l’actuel Premier-ministre. Bedoui est sur la sellette depuis sa sortie ratée et catastrophique lors de la conférence de presse animée jeudi dernier avec Ramtane Lamamra, vice-premier ministre. 

Bedoui a fait preuve d »un amateurisme criant, une incapacité totale à répondre aux questions les plus importantes de la presse nationale, des questions qui reflètent les préoccupations des algériens. Manquant de charisme et de bon sens, le comportement de Bedoui risque d’aggraver la colère populaire, craignent des sources proches du Palais Présidentiel d’El-Mouradia. Selon nos sources, la Présidence envisage depuis ce samedi matin son remplacement pour éviter le renforcement de l’incompréhension entre la rue et le pouvoir.

Une réunion importante s’est tenue ce samedi matin pour étudier toutes les éventualités soulevées par un départ précipité de Bedoui. Certaines sources ont proposé à la Présidence de réévaluer la piste Tebboune. L’ex-Premier ministre qui a dirigé le gouvernement du 25 mai 2017 au 15 août 2017 est proposé par certains cercles pour diriger cette période de transition. Ces sources jugent que Tebboune a beaucoup plus de popularité auprès des Algériens et de capacité à gérer l’actuelle situation politique, une situation très délicate. Son nom est, certes, associé à de nombreux scandales, mais il a laissé lorsqu’il a quitté le pouvoir au cours de l’été 2017 l’image d’un dirigeant qui a lutté contre le pouvoir des oligarques et les barons de l’argent sale. Ce qui lui a valu le respect d’une large frange de la population. Cet atout pourrait permettre de convaincre la rue en colère, jugent encore ces sources.

Signalons enfin que, pour l’heure, aucune décision officielle n’a été et les consultations se poursuivent pour trouver trancher sur cette question.

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