Les mouvements de protestation et de manifestations ont commencé ce vendredi matin depuis le sud du pays et ils ont touché… les unités de production de Sonatrach, le poumon économique du pays. En effet, plusieurs dizaines, voire centaines, de travailleurs des bases de Sonatrach à Hassi R’mel, qui abrite le plus grand gisement de gaz naturel du pays et de tout le continent africain, ont cessé leur travail pour manifester et se rassembler pacifiquement contre le maintien au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika en dépit de l’annulation des élections présidentielles du 18 avril. 

Selon plusieurs autres sources concordantes, ces manifestations et rassemblements ont été également tenus par les ouvriers et travailleurs de Sonatrach à Hassi Messaoud, la région qui abrite le plus grand gisement de pétrole du pays. Ces manifestations ont été suivies par des arrêts de travail et des grèves qui ne manqueront pas d’avoir un impact sur toute l’économie du pays qui vit essentiellement des ressources de la rente pétrolière et gazière.

Soulignons enfin que la direction générale de Sonatrach avait publié une note dans laquelle elle met en garde ses travailleurs contre tout rassemblement ou arrêt de travail qui « constitue une faute professionnelle », dans un contexte de mouvements de protestations et grèves touchant l’ensemble de l’Algérie. « Il y a lieu de rappeler à l’ensemble des travailleurs que tout rassemblement de quelque nature que ce soit ou arrêt ‘’collectif et concerté’’ de travail, même de courte durée, en infraction des dispositions conventionnelles, réglementaires et légales constitue une faute professionnelle », avait expliqué cette note qui, visiblement, n’a pas du tout inspiré la crainte aux travailleurs de la plus grande entreprise du pays.

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