La mobilisation de ce vendredi 15 mars commence plus fort que celle du 8 mars. C’est un constat qui s’impose dés les premières heures de cette matinée. Avant même 10 H 00, la foule a commencé à se constituer au niveau de la Grande Poste à Alger-centre. En ce moment, une autre foule qui ne cesse de s’épaissir commence à se constituer également sur la Place Audin et l’avenue Didouche Mourad. Des familles accompagnées par leurs enfants rejoignent les manifestants et les rangs de la foule ne cessent de grossir. 

La mobilisation populaire se déroule encore cette fois-ci dans un climat de convivialité et avec un civisme impressionnant. Des citoyens distribuent, d’ailleurs, des feuilles blanches aux manifestants pour écrire le slogan qu’ils veulent. D’autres tentent d’encadrer ce mouvement et sensibilisent les jeunes pour éviter toute provocation des services de sécurité. Ce vendredi, force est de constater qu’une stratégie a été déployée par les services de sécurité pour empêcher que des millions de personnes se retrouvent au coeur de la capitale Alger. Preuve en est, la gendarmerie a mis en place des barrages filtrants sur l’autoroute  pour empêcher les manifestants des autres wilayas de rejoindre la capitale pour manifester. De nombreux bus en provenance de Kabylie ont été immobilisés ou bloqués au niveau des barrages de sécurité.

Cependant, des manifestants venus de Tizi-Ouzou sont arrivés à Dar El-Beida, en banlieue d’Alger, et se sont mis en marche en direction du centre de la capitale, après que les bus les transportant ont été bloqués par les autorités. Force est enfin de constater enfin que les slogans des manifestants épinglent les « opposants récupérateurs » qui essaient d’instrumentaliser cette colère populaire spontanée pour leurs intérêts politiques. Et le président français Emmanuel Macron n’a pas été aussi épargné par des manifestants en colère contre ce qu’ils qualifient « d’ingérence française dans les affaires de notre pays ».

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