Selon Bernard Lugan, historien spécialiste de l’Afrique, le régime algérien était confronté à deux possibilités : « soit, capituler, soit prolonger le mandat de Bouteflika pour avoir une marge de manœuvre, gagner du temps, diviser l’opposition et être le maître du calendrier politique. C’est ce qu’ils sont en train d’essayer de faire », a estimé Bernard Lugan dans une interview accordée à Valeurs Actuelles. 

Le même spécialiste a expliqué que le vendredi prochain sera un test très important pour le régime algérien. « La rue va-t-elle accepter de se faire déposséder de sa victoire ? On va le savoir vendredi : il y a un appel massif à manifester. Ce jour-là, il y aura deux possibilités : soit les protestations s’amplifient, soit elles s’essoufflent », analyse Bernard Lugan.

Ce dernier estime enfin que « nous sommes dans une phase authentiquement révolutionnaire, avec un système qui est à bout de souffle et essaie de trouver toutes les ruses possibles pour tenter de se maintenir en place ». En décryptant les scénarios possibles de la crise algérienne, Bernard Lugan n’a pas manqué d’alerter « sur le risque d’une vague migratoire sans précédent ».

 

 

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