« Les appels de ceux qui ont participé de plus en plus nombreux aux marches populaires ont été entendus par le président de la République qui a décidé de ne pas organiser l’élection présidentielle le 18 avril et d’avancer la tenue de la Conférence inclusive et indépendante », a déclaré ce mercredi à la radio Chaîne III, le nouveau vice-premier ministre, Ramtane Lamamra. 

Mais comment Abdelaziz Bouteflika peut-il se maintenir au pouvoir alors que son mandat s’achève officiellement le 28 avril 2019 ?Invité à être plus précis sur les dispositions légales sur lesquelles s’appuie cette décision, Lamamra a jugé qu’« il peut y avoir des choses qui ne sont pas expressément formulées, de la manière dont certains juristes voudraient le voir », mais « le droit qui est un produit social ne peut que favoriser les retrouvailles plutôt que de bâtir des murs entre les compatriotes qui aspirent à se projeter ensemble ». S’appuyant sur l’exemple de l’ancien président Zeroual qui avait décidé d’écourter son mandat « pour l’intérêt de la nation », Lamamra invite les acteurs à faire preuve de créativité dans ces situations exceptionnelles.

« C’est au nom de la permanence de l’Etat et c’est au nom de la légitimité que le président tient du suffrage populaire, c’est pour prévenir tout risque de difficultés qui viendrait compliquer cette phase de conduite des réformes, que tout naturellement le président Bouteflika a indiqué que toutes les institutions continueront à fonctionner normalement, y compris l’institution présidentielle, jusqu’à ce que le peuple ait choisi librement ses successeurs auquel il remettrait les charges de la Présidence de la République », a ajouté enfin le vice-Premier ministre.

 

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