L’Algérie vit une situation inédite dans toute son histoire contemporaine. Et le maintien de Bouteflika à la tête de l’Etat ainsi que le report des élections présidentielles cache des dessous politiques que les Algériens doivent connaître. Voici le fil conducteur qui a conduit l’émission spéciale animée par Abdou Semmar, rédacteur en chef d’Algérie Part, et Hichem Aboud, directeur de la chaîne de télévision Amel TV. 

D’abord, Abdou Semmar expliquera que le maintien d’Abdelaziz Bouteflika va créer une situation juridique et constitutionnelle sans aucun précédent dans l’histoire de l’Algérie. Si la constitution prévoit la fin du mandat présidentiel de Bouteflika le 28 avril 2019, le pouvoir algérien veut utiliser l’article 107 qui permet au Chef de l’Etat de décréter l’état d’exception, une situation différente de l’état d’urgence, et prolongera ainsi son pouvoir pour garantir la sécurité du pays. Cette vérité, les algériens doivent la comprendre et la connaître.

Par ailleurs, le choix de Lakhdar Brahimi comme futur coordinateur de l’instance présidentielle qui dirigera la Conférence Nationale du Changement a été largement commenté et expliqué dans ce débat qui privilégie les faits à la surenchère des émotions. Néanmoins, Abdou Semmar s’est attardé sur l’importance de former un nouveau gouvernement de transition nationale qui permet l’émergence de nouvelles figures et la mise à l’écart des symboles de l’échec et de la corruption politique. Seule cette initiative peut calmer un tant soit peu la rue qui bouillonne de colère en raison d’un statu-quo qui dure depuis de longues années. Mais cette feuille de route proposée par Bouteflika aux algériens suffira-t-elle pour entamer réellement une transition politique pacifique et démocratique ? Les divergences et les convergences entre Abdou Semmar et Hichem Aboud permettent un Débat passionnant et des analyses dénouées de populisme qu’il faut vraiment à suivre :

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