A l’occasion d’une cérémonie à la mémoire des « martyrs » de guerre, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accusé les mouvements de contestation de plusieurs Etats de la région, de mener ces pays à leur perte.

n plein soulèvements populaires en Algérie et au Soudan, le président égyptien a mis en garde le 10 mars 2019 contre les risques que posent, selon lui, ces manifestations.

Les générations futures vont payer le prix de l’instabilité

« Actuellement, dans des Etats de notre région, les gens parlent de la situation économique et des conditions (de vie), et ainsi, ils gâchent leur pays, le conduisent à sa perte », a déclaré Abdel Fattah al-Sissi lors d’une allocution télévisée, sans citer les noms des pays en question. « Tout cela a un prix », a-t-il prévenu, ajoutant que « le peuple, les jeunes enfants et les générations futures vont payer ce prix-là, celui de l’absence de stabilité ».

En Algérie, l’annonce fin février de la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat a provoqué un mouvement de contestation inédit, alors que le pays, qui tire l’essentiel de ses revenus du pétrole, a subi la chute des cours en 2014.

Le Soudan, voisin direct de l’Egypte et en plein marasme économique, connaît également, depuis décembre 2018, un mouvement de protestation contre le président Omar el-Béchir après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain.

Accusé lui-même de gouverner l’Egypte d’une main de fer et de museler la presse et l’opposition, le président Sissi se montre impassible, mais cache mal ses inquiétudes.

Source : Reuters 

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