Les juges algériens se rebellent enfin contre l’arbitraire et le statu-quo. De nombreux juges ont décidé de sortir de leur silence pour rejoindre le mouvement de contestation contre le 5e mandat. Aujourd’hui lundi, plusieurs juges ont rejoint les rassemblements organisés par des avocats et des employés des tribunaux ou des Cours de Justice contre le 5e mandat. 

Les juges contestataires se sont regroupés dans un nouveau collectif appelé « Le Club des Juges ». Ce collectif a lancé une importance mobilisation au sein du corps des magistrats. Et plusieurs d’entre eux ont adhéré à ce collectif pour appuyer la mobilisation populaire contre le 5e mandat. Ces magistrats ont, par ailleurs, profité de cette conjoncture politique particulière pour réclamer l’indépendance de la justice et dénoncer les brimades dont ils sont victimes régulièrement de la part du ministère de la Justice.

Malheureusement, l’engagement citoyen et politique de ces juges a fortement déplu aux autorités algériennes. Le ministère de la Justice conduit par Tayeb Louh a entamé une série de mesures disciplinaires en signe de représailles à l’encontre des magistrats qui ont manifesté leur soutien à la mobilisation populaire contre « le système en place ». Des juges ont été menacés et harcelés, d’autres ont été transférés devant des conseils de discipline mis en place par le ministère de la Justice qui veut mater ou étouffer rapidement cette contestation dangereuse. Et pour cause, sans la participation des juges, l’élection présidentielle du 18 avril prochain ne pourra pas se tenir. Le « Club des Juges » a fait parvenir à Algérie Part cette lettre dans laquelle tous les tenants et aboutissants de leur combat sont expliqués. La répression dont ils sont victimes est également dénoncée et relatée :

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