« Le recours à la désobéissance civile ou à la grève générale est prématuré et ne sert pas les intérêts des Algériens”.  C’est avec ces mots forts et sincère que le célèbre avocat et défenseur des Droits de l’Homme, et l’une des figures emblématiques de l’opposition algérienne, Mustapha Bouchachi a exprimé ses inquiétudes  vis-à-vis de cette situation risquée engendrée par les appels à la grève générale et la désobéissance civile. 

“Ce champ d’action doit faire l’objet de larges consultations entre les gens sur le terrain, qui essaient d’encadrer les manifestations. Mais je pense que c’est prématuré d’aller vers la désobéissance civile”, a ainsi expliqué Mustapha Bouchachi dans une déclaration à nos confrères du HuffPost Algérie.

Ces actions peuvent aussi “diviser les Algériens. Cela ne sert absolument à rien”, a prévenu encore l’ancien président charismatique de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme  (LADDH).

Nourredine Benissad, l’avocat et président de la LADDH, a estimé lui-aussi que le recourt à la “désobéissance civile, qui n’est pas prévue dans la loi, sous-entend que nous sommes dans une situation exceptionnelle”.

“Des forces peuvent pousser au pourrissement et justifier d’éventuelles mesures exceptionnelles”, explique enfin Nourredine Benissad qui met en garde contre « l’état d’urgence ou l’état de siège ».

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