La thèse du report des élections présidentielles du 18 avril prochain est un scénario qui pourrait devenir réalité à partir de ce début de semaine. Selon nos sources, une cellule de juristes et d’observateurs avertis va remettre à la Présidence de la République un rapport détaillé et approfondi sur les mécanismes permettant le report du scrutin présidentiel dans le sillage de ces immenses manifestations populaires contre le 5e mandat. 

D’après nos sources, des conseillers au Palais Présidentiel ont d’ores et déjà privilégié la thèse du report des élections présidentielles pour repousser ainsi la concrétisation du 5e mandat et calmer, par la suite, la colère populaire. Mais comment cela pourrait intervenir ? Concrètement, l’idée qui prédomine au sein du sérail est d’inciter le Conseil Constitutionnel à invalider toutes les candidatures présentées pour les élections présidentielles y compris le dossier de candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour un 5e mandat successif.

A la suite de cette décision, le Conseil Constitutionnel constatera l’absence pure et simple d’un dossier de candidature conforme aux exigences de la loi électorale en Algérie. Et partant de ce vide, le Conseil Constitutionnel annoncera le report des élections présidentielles pour une date ultérieure qui reste à déterminer. Selon nos sources, les juristes consultés par le Palais d’El-Mouradia ont proposé de reporter le scrutin présidentiel sur une période d’une année ouvrable. Mais pour le moment, ces propositions n’ont pas été validées officiellement et une importante réunion sera organisée samedi matin pour trancher définitivement sur ce plan qui fournira une issue à l’impasse politique actuelle du pays. Une réunion à laquelle participeront de nombreux hauts responsables et dirigeants politiques du pays.

 

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