La voix du peuple a résonné dans tout le pays pour exiger le changement du système autoritaire et liberticide, qui gouverne le pays depuis l’indépendance nationale, et pour revendiquer le libre exercice de son droit légitime à l’autodétermination.

Aujourd’hui, le FFS exprime sa satisfaction du caractère pacifique de la mobilisation du peuple algérien dans son rejet du scrutin présidentiel d’Avril prochain en refusant une mascarade électorale supplémentaire. Le peuple algérien s’est mobilisé pour exiger le départ d’un système imposé par la force ainsi que par les trucages électoraux et les mises en scène totalitaires.

Aujourd’hui, la candidature du chef de l’Etat à sa propre succession confirme un énième coup de force au mépris de la volonté populaire.

Aujourd’hui, les tenants du régime expriment une schizophrénie inégale en ignorant la colère du peuple algérien et ses revendications pour une rupture totale, radicale avec le système et non un changement dans le système et sa continuité.

Les tenants du régime portent seuls la responsabilité d’une éventuelle tentation de diversion, de manipulation et de gestion violente de la résistance citoyenne pacifique exprimée dans la rue par le peuple algérien dans la solidarité et la communion.

Le FFS dénonce cette tromperie qui n’aboutira à rien et qui ne sert qu’à gagner du temps, au même titre que les tentatives précédentes des partis du pouvoir et de leurs alliés qui n’ont pas réussi à organiser une conférence nationale de consensus pour faire reporter l’élection présidentielle et préserver le système.

Pour éviter tout amalgame, le FFS rappelle que son projet, consolidé par les résultats du dialogue engagé depuis quatre ans avec les différents acteurs politiques du pouvoir et de l’opposition et les débats citoyens, est le seul à même de répondre aux aspirations légitimes de la population de vivre dans une Algérie libre et démocratique. Ce projet vise à changer radicalement le système avec l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante et l’instauration de la 2ème république, revendications appuyées largement par la population lors de ses manifestations exprimant ainsi le consensus nationale et populaire recherché autour de ce projet.

Le FFS poursuivra son combat pacifique pour l’avènement d’une deuxième république, la construction d’un Etat de droit, démocratique et social par l’élection d’une assemblée constituante, unique source de légitimité. C’est le pouvoir constituant qui définit le pouvoir constitué et non l’inverse. Le pouvoir constituant revient au peuple algérien.

Le FFS considère qu’il n’y a aucun intérêt à amender une constitution qui ne sera pas respectée comme ses précédentes.

Le FFS considère qu’une constitution qui n’est pas l’émanation de la force du consensus ne sera jamais le résultat d’un consensus par la force.

Le FFS a l’ambition de réunir les conditions qui permettent une dynamique politique, plurielle, pacifique et organisée.

Le FFS rappelle le rôle et les missions constitutionnelles de l’institution militaire qui consistent à préserver l’unité du peuple algérien, la préservation de l’intégrité territoriale et la sécurité nationale.

Pour toutes ces raisons, le FFS lance un appel à toutes les composantes de la société pour poursuivre les manifestations de façon pacifique jusqu’à l’aboutissement du combat de plusieurs générations pour une Algérie libre et démocratique.

Le FFS décide du retrait de ses parlementaires des institutions du régime, illégitimes et impopulaires, pour lutter au côté du peuple sur le terrain.

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