Les Etats-Unis ont appelé mardi l’Algérie à respecter le droit de manifester, alors que des milliers d’Algériens protestent depuis plusieurs jours contre la cinquième candidature du président Abdelaziz Bouteflika.

« Nous observons ces manifestations en Algérie et nous allons continuer à le faire », a dit à la presse le porte-parole de la diplomatie américaine Robert Palladino. « Les Etats-Unis soutiennent le peuple algérien et leur droit à manifester pacifiquement », a-t-il ajouté. Cette déclaration de la diplomatie américaine est un avertissement clair et net adressé aux dirigeants algériens qui voudraient recourir à la répression contre les manifestants pacifiques.

Pour rappel, un peu plus tôt dans la journée, la Commission européenne a appelé au respect « de la liberté d’expression et de réunion » en Algérie, où les manifestations se poursuivent contre la 5ème candidature du président Abdelaziz Bouteflika.

« Quand on parle de manifestation, les droits de liberté d’expression et de réunion sont inscrits dans la Constitution algérienne », a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole de la Commission européenne, lors d’un point presse à Bruxelles. « Nous attendons que ces droits puissent être exercés de façon pacifique et soient garantis dans le respect de l’Etat de droit ». Maja Kocijancic a également souligné « l’importance du partenariat entre l’UE et l’Algérie » et réaffirmé l’engagement de Bruxelles « pour continuer à approfondir nos relations dans le but de créer un espace commun de stabilité, de démocratie et de prospérite partagées ».

La veille, le Quai d’Orsay avait dit avoir « pris note de la candidature du président Bouteflika ». « Nous souhaitons que l’élection présidentielle se déroule dans de bonnes conditions. C’est au peuple algérien qu’il appartient de choisir ses dirigeants et de décider de son avenir », a déclaré une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères lors d’un point de presse.

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