Selon la tribune de Genève d’aujourd’hui 06 mars 2019, Bouteflika se trouverait toujours au huitième des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) mais pourrait quitter l’établissement genevois sous peu.

Les journalistes de la tribune notent que les rumeurs les plus folles ont couru en Algérie ou on le dit très amaigri, menacé par un cancer ou sous assistance respiratoire permanente. En réalité, selon les informations de la Tribune de Genève, le chef de l’Etat se trouve « sous menace vitale permanente » en raison de la dégradation de ses réflexes neurologiques. Il ne souffre d’aucun mal mortel à court terme, mais c’est un vieux monsieur qui peine à se remettre des conséquences de son attaque cérébrale de 2013. Car c’est bien en raison des compétences des HUG en matière de neurologie qu’Abdelaziz Bouteflika y séjourne depuis le 24 février.

Les mêmes journalistes signalent qu’en 2016, le président algérien avait subi un examen assez invasif du côlon, nécessitant une anesthésie générale. Cette année, c’est un examen des voies respiratoires qui était au programme. Cette bronchoscopie a permis de faire un bilan de santé approfondi du patient Bouteflika. Et en trois ans, sa situation s’est dégradée de manière perceptible. D’un état de fragilité, mais permettant une vie à peu près normale, il s’est transformé en patient dont l’état est très précaire et nécessite des soins constants.

Selon nos informations, Abdelaziz Bouteflika est sous « menace vitale permanente » en raison d’une atteinte systémique à ses réflexes corporels. Son problème principal : il présente de hauts risques de faire des fausses routes, c’est-à-dire que des aliments peuvent être dirigés vers ses voies respiratoires, ce qui peut entraîner une infection pulmonaire grave.

Ce trouble est un résultat de l’âge, mais aussi de son attaque cérébrale qui a dégradé ses fonctions neurologiques. Dont celle qui permet au corps d’empêcher l’ingestion d’aliments ou de liquides dans les poumons. Pour se protéger des infections pulmonaires – une cause majeure de mortalité chez les personnes âgées – Abdelaziz Bouteflika subit des cures d’antibiotiques régulières. Il reçoit aussi des soins de physiothérapie respiratoire.

Moins grave, mais tout de même préoccupant dans l’exercice de ses fonctions politiques, le président algérien est atteint d’aphasie, soit de perte partielle du langage. Il semble réceptif à ce qu’on lui dit, mais on le comprend à peine. Il faut pratiquement lire sur ses lèvres. Son imposante équipe médicale – quatre médecins algériens, dont un cardiologue, un anesthésiste et un interniste – lui sert d’interprète avec le monde extérieur et parle souvent à sa place.

Ce constat d’aphasie coïncide avec le diagnostic posé à distance par un médecin algérien que nous avons contacté, Hocine Bouraoui. Il dit s’être basé sur les images d’Abdelaziz Bouteflika vue dans les médias, suffisamment éloquentes à ses yeux. Ce spécialiste en neurologie fait le constat « de l’impotence fonctionnelle effective et définitive, des troubles intellectuels, aphasiques et articulatoires » du président et déclare que son état de santé ne lui « permet pas l’exercice des hautes fonctions inhérentes à la magistrature suprême ».

Aux HUG, la présence de ce patient hors du commun suscite une mobilisation inhabituelle. Abdelaziz Bouteflika est au 8e étage des HUG, au sein du service de médecine interne générale. Plusieurs chambres ont été réservées au bout du couloir, gardé par la police. L’entrée de la division privée de l’hôpital est gardée par un vigile armé. L’extrémité du couloir où se trouve le président est inaccessible et placée elle aussi sous bonne garde.

Hier après midi et soir, une dizaine de manifestants algériens étaient devant les HUG. À 15h ont vu un chauffeur d’une de ces limousines noires près de l’hôpital sortir avec un fauteuil roulant et des costumes repassés.

Quant à l’équipe médicale algérienne et aux médecins suisses qui s’occupent du président, une personne qui se trouve sur place décrit leur fonctionnement comme étant « en vase clos ». Les Algériens sont extrêmement discrets et ne se montrent pas dans le couloir.

Malgré cela, la présidence algérienne a tout de même officialisé la candidature d’Abedalziz Bouteflika à sa propre succession, malgré la protesta généralisée du peuple algérien.

Un communiqué laconique de la présidence algérienne avait annoncé le 21 février que le président se rendrait à Genève trois jours plus tard «pour un court séjour afin d’y effectuer des contrôles médicaux périodiques». Un Gulfstream immatriculé en Algérie a atterri à Cointrin le 24 février pour vraisemblablement déposer le patient et ses proches. L’avion n’a pas été revu depuis et il n’a pas annoncé son retour. Mais le président algérien pourrait quitter le territoire suisse très prochainement.

Dans une lettre lue par le directeur de campagne Mr Zaalane, Bouteflika a annoncé qu’il s’engagerait, s’il devait être réélu, à rapidement quitter le pouvoir…

Ces informations de la tribune de Genève sont édifiantes sur l’état de santé du président sortant Abdelaziz Bouteflika suggèrent une vacance du pouvoir et un très probable recours à l’article 102 de la constitution dans les tous prochains jours. 

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