Le vendredi 8 mars sera une journée décisive pour toute l’Algérie. Le régime attend avec impatience de voir combien d’Algériens vont sortir dans les rues pour trouver les réponses à la lettre adressée par la Présidence de la République aux manifestants hostiles au 5e mandat. 

Dans cette lettre, Bouteflika a proposé une feuille de route contenant plusieurs propositions de changements. Les Algériens en sont-ils convaincus ? Ce vendredi, la rue répondra définitivement à cette question. Si des milliers de manifestants algériens vont à nouveau marcher dans les rues, cela signifiera que la démarche de Bouteflika est désapprouvée. Pis encore, la colère populaire risque de monter crescendo d’un vendredi à un autre au regard du succès de l’organisation de ces marches pacifiques qui drainent les Algériens issus de tous les horizons.

Les marches du vendredi sont devenues le seul baromètre qui peut évaluer le degré de colère des Algériens. Le seul thermomètre qui peut mesurer aussi leur capacité de se mobiliser durant les jours à venir contre le 5e mandat, le projet que leur propose le pouvoir pour les années à venir.

Justement, au sein du pouvoir politique, plusieurs sources assurent que la rue est respectée et tolérée. Mais rien n’indique encore que le pouvoir veut faire marche arrière et plusieurs de nos sources assurent que le courant qui domine le sérail est celui qui plaide pour un maintien coûte que coûte du 5e mandat jusqu’au 18 avril. Ce courant laisse faire les manifestations, mais il refuse d’écouter les manifestants. Le pays se retrouve donc dans une impasse. La mobilisation populaire pourra-t-elle forcer ce courant à revoir sa copie en le contraignant à retirer le 5e mandat ? On le saura le vendredi prochain…

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