Grand-père ; Je t’écris, toi qui as rendu TON Algérie fertile par ton sang. Je te lis des lettres envoyées par les fantômes féroces de ces temps. 
Je me croyais digne de la relève, par le courage que m’a transmis un peuple révolté des années auparavant. Alors j’ai crié depuis la tombe de l’humiliation: Non. Mais ceux qui ont trahit ton sang ont ignoré mon son. Ils veulent que je pousse dans l’ombre et que je devienne sans dignité, sans nom.

Je t’écris et te raconte une enfance qui a fleuri dans les ténèbres de la décennie noire. Une jeunesse qui s’est nourrie de dogmes illusoires. Un mode de vie imposé par une dictature à multiples facettes. Revêtues de fausses promesses et faux espoirs.

MON Algérie muée crie, aujourd’hui, dans les oreilles des morts, des sourds, et des corps sans coeur. Elle combat avec des larmes et des sourires, des douleurs et des fleurs.

On est des rebelles, des insoumis et tu le sais. Même si on nous a coupé langue, bras et pieds. Ils veulent faire de nous des éternels prisonniers, sous le ciel de NOTRE Algérie violée, abattue, qui saigne encore et encore de la même plaie.
Grand-père, ôte ce drap blanc. Tu vois bien qu’il n’y a plus rien à cacher, même la somptueuse beauté Algérie s’est dénudée, pour dévoiler des bleus sur son corps gisant, qui jadis te berçait.
Ôte le et regarde tes enfants unis, main dans la main. On ne va pas se taire car la force est dans l’Union et l’Union c’est le peuple Algérien. On ne va pas se taire, car la liberté est notre dessein.
On insiste, on persiste, pour toutes ces fois où le peuple à pleuré, pour toutes ces fois où la jeunesse a désespéré, pour toutes ces fois où « Algérie » a été sacrifié.  Ils ont joué aux malins, on relancera les dés. Ce sont leurs dernières cartes, mais celles du peuple ne font que commencer.

On dit qu’on « peut transmettre des messages avec des poèmes, mais qu’on ne peut rien changer. On peut tellement transmettre avec une lettre aussi, mais elle ne peut pas gouverner. « 
Par Katia.B

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