Ce dimanche 3 mars est une journée très tendue en Algérie. Au moment où tous les Algériens attendent avec impatience la présentation du dossier d’Abdelaziz Bouteflika au Conseil Constitutionnel, des mouvements de contestation ont éclaté un peu partout à travers le pays contre le 5e mandat. 

Plusieurs marches estudiantines ont été organisées dans plusieurs villes du pays. Oran, Alger, Ain Témouchent, Boumerdès, Bouira, Saida, Médéa, Tlemcen, Annaba et dans d’autres villes encore, les étudiants sont sortis massivement pour protester contre la candidature d’Abdelaziz Bouteflika dans l’espoir de bloquer ce 5e mandat qui alimente la colère des Algériens.

C’est justement à Alger que le climat est le plus tendu. Des étudiants et de nombreux manifestants se sont rassemblés devant le Conseil Constitutionnel à Ben Aknoun pour manifester leur colère contre la candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour un 5e mandat successif.

Les forces de sécurité ont été instruites de les disperser par la force en utilisant des canons à eau. Pour l’heure, nous ignorons si des blessés ont été déplorés. Ailleurs dans le pays, des centaines d’avocats ont marché dans les rues de Bouira et Bordj Bou Arreridj. Cette corporation maintient sa mobilisation et s’impose comme l’une des corporations les plus engagées en faveur du changement démocratique en Algérie.

Face à cette colère populaire qui ne cesse de monter crescendo, les autorités algériennes ont durci le dispositif sécuritaire qui quadrille la capitale Alger. Ainsi, comme le montrent ces images, les forces de sécurité ont bloqué une parcelle de l’autoroute est-ouest qui permet de pénétrer dans la ville d’Alger. Ces mesures indiquent qu’un véritable vent de panique commence à s’emparer du régime algérien. Un vent de panique qui risque de vaciller l’Algérie dans les jours à venir.

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