En dépit de la vague de contestation populaire qui secoue l’Algérie, la candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour un 5e mandat successif est maintenu. C’est du moins ce qui a été décidé à la fin d’une réunion tenue ce dimanche matin au Palais Présidentiel d’El-Mouradia. Cette réunion a achevé les discussions et négociations entamées la veille, durant toute la journée de samedi, pour identifier des solutions à la crise qui menace l’Algérie. 

Les hauts responsables de l’Etat, ayant participé à cette réunion, ont estimé, ainsi, que « l’abandon du 5e mandat est une option encore plus dangereuse que son maintien ». Et la stabilité politique du pays en pâtira encore davantage si Abdelaziz Bouteflika se retire ainsi de la course pour les présidentielles, ont jugé les décideurs membres du cercle restreint qui entourage en ce moment  le Chef de l’Etat. Ainsi, d’après nos sources, le dossier de candidature d’Abdelaziz Bouteflika devra bel et bien être déposé ce dimanche au niveau du Conseil Constitutionnel.

Très malade et affaibli, Bouteflika risque de ne pas se présenter personnellement pour déposer son dossier de candidature, soulignent nos sources. Les responsables du staff de campagne du 5e mandat veut s’appuyer sur  l’article 140 de la loi organique portant régime électoral, qui ne prévoit pas que le candidat doit personnellement déposer son dossier et au décret présidentiel portant convocation du corps électoral.

C’est l’astuce qui risque d’être utilisée dans les heures, voire minutes, à venir pour permettre à Abdelghani Zaalane, le nouveau directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, de déposer lui-même dossier de candidature, après rendez-vous convenu auprès du secrétariat général du Conseil constitutionnel, comme le stipule la disposition de la loi organique n 16-10 du 25 août 2016 relative au régime électoral.

Ainsi, Zaalane pourrait accomplir les dispositions particulières relatives à l’élection du président de la république citées dans le premier chapitre de la loi, l’article 139 stipule que la déclaration de candidature à la présidence de la république résulte du dépôt d’une demande d’enregistrement auprès du Conseil constitutionnel contre remise d’un récépissé.

 

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