La première victime des débordements qui se sont produits en marge des manifestations organisées contre le 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika dans les rues d’Alger s’appelle Hassane Benkhedda,  le fils du grand révolutionnaire Benyoucef Benkhedda, président du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) C’est son frère, le Professeur Salim Benkhedda, chef du service de cardiologie A2 au CHU Mustapha Bacha, qui a confirmé officiellement cette information dans la nuit du vendredi au samedi.

Vendredi soir, l’annonce du décès de Hassane Benkhedda a suscité une énorme polémique et de nombreuses spéculations. Mais son frère a clarifié les circonstances de ce décès dans longue publication partagée sur les réseaux sociaux.

« Après avoir fait la prière d’el Asr en groupe sur un trottoir à côté du Palais du Peuple, il a poursuivi sa marche avec les jeunes dont mon petit frère et des membres de la famille, en vue de rejoindre la maison de notre mère à Hydra.  Au niveau de l’hôtel Algeria, la marche s’est arrêtée alors qu’elle se déroulait en parfaite non-violence, mais soudainement, les forces de l’ordre sont intervenues avec violence, ce qui a créé un grand encombrement entre ceux qui montaient et ceux qui descendaient la rue », a raconté ainsi Salim Benkhedda sur sa page Facebook.

Ce dernier n’a pas manqué de souligner que « ces faits ont coïncidé avec l’arrivée de nombreux ‘’baltaguis’’ sur les lieux et à qui le terrain a été cédé pour qu’ils puissent voler et piller ».

« A 19h30, un employé de l’hôpital m’a appelé pour m’informer de la présence le cadavre de mon frère à la morgue », confie enfin le frère du défunt qui impute la responsabilité du décès « à la bande au pouvoir et ses baltaguis ».

 

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