Si les manifestations contre le 5e mandat se déroulent dans le calme et conservent leur caractère pacifique, quelques membres des services de sécurité ont commis des dérapages qui peuvent envenimer l’atmosphère politique dans notre pays. Preuve en est, des personnes arrêtées récemment par les forces de sécurité en marge de ces manifestations pacifiques n’ont toujours pas été retrouvées par leurs proches ! 

Oui, les familles de ces personnes interpellées ne savent plus à quel saint se vouer. A Koléa, deux jeunes personnes, B.I et A.I pour ne pas dévoiler leur identité, ont disparu depuis mardi au moment de leur arrestation par les éléments de la brigade de la gendarmerie de Chéraga. Ces deux jeunes personnes sont accusés d’avoir imprimé des tracts anti-5e mandat et ils font l’objet d’une enquête diligentée par les gendarmes. Mais leurs proches et leurs familles n’ont toujours pas la moindre information sur le lieu où ils sont encore enfermées.

Et ces pratiques répressives n’ont pas épargné des personnalités comme des journalistes ou des candidats à l’élection présidentielle à l’image du candidat Ghani Mahdi. Ce dernier a été arrêté mercredi après-midi dans une station du métro d’Alger. Il a été conduit à un poste de Police avant d’être transféré vers un autre lieu qui demeure jusqu’à cet instant méconnu, ont déploré les membres de son staff de campagne lesquels n’ont pas caché leur profonde inquiétude.

Hier mercredi après-midi, le journaliste Adlène Mellah a été interpellé sans le moindre motif légal à Alger-Centre. Il a été emmené vers une destination inconnue. Et le suspense a duré jusqu’aux dernières heures de la nuit puisque ses avocats et ses proches ont retrouvé ses traces au fameux commissariat du Cavaignac, à Alger-Centre. Adlène Mellah a été enfermé dans un bureau sans qu’on lui fournisse la moindre explication…

Le dimanche 24 février dernier, deux militants du mouvement Mouwatana et du parti Jil Jadid, Habib Brahmia et Meriem Saïdani, avaient disparu mystérieusement à la suite de leur arrestation par les forces de sécurité en marge d’un rassemblement contre le 5e mandat organisé à Alger-centre. Vers la fin de la nuit, ils ont été retrouvés dans un commissariat à Soustara au niveau de la Casbah.

Ces méthodes abusives employées par certains éléments des services de sécurité violent les droits fondamentaux des citoyens algériens et exposent notre pays à une explosion violente de la colère populaire qui demeure jusque-là pacifique. Fort heureusement, ces méthodes ne sont pas généralisées et ces dérapages demeurent jusque-là des cas isolés.  Les corps de sécurité à l’image des éléments de la DGSN ont réussi à garder leur sang-froid et se comportent, pour le moment, de manière très professionnelle face à ces manifestations populaires organisées dans plusieurs villes et régions en Algérie.

 

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