La journaliste Meriem Abdou vient de subir une véritable mesure de représailles après avoir osé critiquer la ligne éditoriale de la radio chaîne III et le traitement qui a été réservé aux manifestations hostiles au 5e mandat brigué par Abdelaziz Bouteflika. 

Après avoir démissionné de son poste Rédacteur en Chef de la radio Chaîne III pour protester contre le silence de sa radio sur les manifestations provoquées par des milliers d’Algériens à travers le pays, Meriem Abdou vient d’être privé de son émission phare « l’Histoire en Marche ». C’est du moins ce qu’elle vient d’annoncer sur sa page Facebook.

« Merci ! Je ne trouve pas de mots suffisamment forts pour vous signifier ma gratitude, votre large soutien a renforcé ma volonté de poursuivre ma mission pour le droit à l’information, une lutte que mes collègues et moi-même menons sans répit pour mériter votre confiance. J’aurai, en effet, voulu vous donner rendez-vous jeudi prochain à partir de 17h00 mais hélas l’arrêt de l’émission « L’Histoire En Marche » m’a été signifiée aujourd’hui, à vous toutes et à vous tous je dis encore une fois Merci », a écrit Meriem Abdou hier dimanche 24 février.

L’arrêt de l’émission « L’Histoire en Marche » n’est ni plus ni moins qu’un véritable acte de  censure. Un geste qui n’honore guère la direction générale de la Chaîne III. Pour rappel, la journaliste Meriem Abdou a démission de son poste de rédacteur en chef  pour dénoncer « un comportement qui foule aux pieds les règles les plus élémentaires de notre noble métier ».

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