Ce vendredi matin, les autorités algériennes ont totalement verrouillé la capitale Alger pour empêcher la moindre manifestation contre le 5e mandat brigué par Abdelaziz Bouteflika. La stratégie du pouvoir est clair, nette et précise : isoler Alger du reste du pays pour ralentir la protestation populaire et l’empêcher de prendre une dimension alarmante. 

Si à l’intérieur du pays et dans les autres villes, les rassemblements ont pu se tenir sans que les services de sécurité n’interviennent pour les réprimer, à Alger, c’est exactement le contraire qui s’est produit ce vendredi 22 février. Dés les premières heures de la matinée, les forces de sécurité ont investi toutes les places centrales et publiques d’Alger et ses faubourgs. De la place 1er Mai jusqu’à la Grande Poste en passant par la place du TNA au Square Port-Saïd jusqu’aux divers placettes à Bab El-Oued ou Bologhine, les forces de police ont été déployées en grand nombre. Le dispositif sécuritaire mis en place est tout simplement impressionnant et les plus grands moyens logistiques ont été mobilisés.

Plusieurs sources locales ont confié à Algérie Part que plusieurs dizaines de militants et manifestants dont des journalistes, artistes, avocats et opposants politiques ont été interpellés par les services de sécurité lorsqu’ils ont tenté de se regrouper au niveau de la Place du 1er Mai ou de la Grande Poste. Certaines de ces sources avancent le chiffre de 148 arrestations. Mais pour l’heure, il demeure difficile de confirmer ces informations qu’il faut donc prendre avec des pincettes. De son côté, la direction générale de la DGSN n’a fait aucun commentaire sur ce sujet et aucun communiqué officiel n’a été encore diffusé.

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