Des dizaines, voire des centaines d’Algériens n’ont pas attendu la fin de la prière du vendredi pour sortir dans les rues et exprimer leur rejet du 5e mandat. Des rassemblements et marches pacifiques ont été organisés spontanément vendredi matin à partir de 10 H 00 à Annaba, dans certaines localités de Béjaïa comme Amizour, Sétif, Relizane, Tiaret et même Touggourt au sud du pays. Pour l’heure, ces rassemblements ont drainé quelques dizaines de manifestants. La manifestation la plus importante a été constatée à Annaba où plus d’une centaine de personnes ont occupé l’une des plus importantes places publiques de cette ville de l’est pour dire non au 5e mandat. 

Aucun affrontement n’a été signalé et aucun débordement n’a été déploré. Fort heureusement, toutes ces manifestations se déroulent dans le calme. En revanche, à Alger, la capitale est quadrillée par un impressionnant dispositif sécuritaire. Les services de sécurité sont en alerte maximale. Des les premières lueurs de la matinée, les camions de police ont pris possession des principales artères de la capitale. A la place du 1er Mai, quelques arrestations ont été enregistrées. Mais certaines sources indiquent qu’il s’agit de simples curieux qui n’ont pas exécuté les ordres des services de sécurité qui interdisent aux badauds de s’attarder sur cette place stratégique de la capitale.

Des sources locales ont signalé également à Algérie Part que le domicile d’Ali Benhadj, le numéro 2 de l’ex-FIS, a été encerclé par les policiers pour l’empêcher de sortir d’un périmètre qui a été soigneusement établi par des policiers en vigilance extrême. Des sources policières ont confié à Algérie Part qu’un plan de sécurité a été établi pour empêcher des éléments radicaux et extrémistes de « récupérer et manipuler » les manifestants pacifiques dans le but « de les inciter à s’en prendre aux symboles de l’Etat ».

LAISSER UN COMMENTAIRE