Trois militants du FFS ont été arrêtés par la Police après avoir distribué des tracts appelant au boycott des élections présidentielles. Cette information a fait le tour du web algérien en suscitant depuis mercredi une très vive polémique. Mais, la DGSN a apporté un démenti concernant les arrières-pensées politiques de ces interpellations. 

Dans un communiqué rendu public, la DGSN a fait savoir que ses services ont procédé certes « ce jour, mercredi 20 février à 14h35, à l’interpellation de trois individus (…) qui ont tenté de prendre la fuite à bord de leur véhicule à la vue des éléments de police ». Cependant, la DGSN n’a pas manqué de préciser qu’une fois « interpellés, les intéressés ont refusé l’inspection de leurs sacs à dos, suite à quoi, ils ont été conduits à la sûreté urbaine compétente pour examen de dossier et vérification, puis relaxés », rassure DGSN d’après laquelle « il s’agit d’une action à caractère préventif visant des personnes à l’allure suspect. »

« Toute autre interprétation ne pourrait revêtir qu’un caractère spéculatif et malintentionné », a répondu ainsi la DGSN au FFS qui a parlé « d’une machine de répression qui est en marche ».

Notons enfin que le Facebooker Madhi Bougherbi, administrateur de la page « Non au 5e mandat, l’Algérie est en danger », a été également relâché mercredi soir après avoir été interpellé par 4 policiers en civil à Bouira. Selon des sources locales, son smartphone et micro-ordinateur ont été saisis par les services de sécurité. Jusqu’à maintenant, la DGSN n’a pas encore réagi à cette arrestation. Plusieurs avocats ont annoncé qu’ils vont se constituer pour défendre les droits de ce « Facebooker » inquiétés par la Police pour ses publications politiques sur les réseaux sociaux.

 

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