Le chef de bureau de l’Agence France presse (AFP) à Alger, Aymeric Vincenot, n’est plus le bienvenu à Alger. Les autorités algériennes ont refusé de lui renouveler l’accréditation qui lui permet de continuer d’exercer son travail en Algérie, a-t-on appris de sources sûres. Mais que s’est-il passé exactement ? Les autorités algériennes veulent-elles censurer l’AFP en pleine campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain ?

Selon nos sources, Aymeric Vincenot disposait d’une accréditation qui était valable jusqu’à la fin de l’année 2018. Le ministère de la Communication lui a rajouté encore deux mois pour pouvoir encore assurer ses fonctions de correspondant étranger et chef de bureau de l’AFP. D’après nos sources, Aymeric Vincenot était rappelé à l’ordre à 7 reprises par les autorités algériennes qui ont protesté contre « la couverture médiatique partiale » de l’AFP en Algérie. Les autorités algériennes accusent le chef de bureau de l’AFP de ne diffuser volontairement que des « informations négatives qui noircissent les images de l’Algérie à l’étranger », assurent nos sources.

Ces mêmes autorités ont même protesté auprès de l’ambassade de France à Alger pour déplorer « le traitement médiatique de l’AFP ». Pour le moment, Aymeric Vincenot a refusé d’apporter le moindre commentaire concernant ce sujet. “Je n’ai été destinataire d’aucune notification”, a-t-il fait savoir dans les colonnes du quotidien Liberté.

A Paris, ce mardi, la direction de l’AFP a déclaré dans un communiqué rendu public qu’elle n’a pas reçu de « notification de la part des autorités algériennes » concernant la situation du directeur du bureau de l’AFP à Alger. « Elle n’est donc pas en mesure de faire le moindre commentaire à ce sujet », conclut enfin le même communiqué.

 

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