Une mission très difficile attend mercredi Abdellah Djaballah. Le leader islamiste va réunir les figures les plus importantes de l’opposition algérienne pour « prêcher » sa solution contre le 5e mandat que brigue Abdelaziz Bouteflika. Selon nos sources, Djaballah veut convaincre Abderrazak Makri, Ali Benflis et d’autres personnalités réputés pour leur opposition farouche à Abdelaziz Bouteflika de s’unir derrière une seule candidature. 

Mais cette candidature devra s’appeler Ali Ghediri. Le leader islamiste, l’une des plus anciennes personnalités politiques du pays, est convaincu que seul ce général-major à la retraite peut changer le « système » de l’intérieur. C’est justement cet argument que Djaballah va défendre auprès de Makri et Ali Benflis. Ghediri, ancien haut gradé de l’armée, compte des alliés au sein du régime notamment de l’institution militaire. Et avec ces alliés et sa connaissance des rouages du régime, Ali Ghediri pourra mettre en place une période de transition pour le pays.

Toute autre candidature se heurtera à la difficulté de pénétrer le système de l’intérieur. Aucun autre candidat ou homme politique ne dispose de relais puissants au sein de l’institution militaire. C’est un atout majeur qui fait la différence d’Ali Ghediri. Et aux yeux de Djaballah, le changement ne viendra que d’un homme fort qui peut mobiliser l’armée et obtenir son soutien. En plus,  Si Ali Ghediri fait peur à Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’ANP, c’est justement parce qu’il peut fédérer autour de lui des généraux, officiers supérieurs militaires pour éjecter le clan présidentiel. La stratégie de Djaballah est donc de convaincre Makri et Benflis d’aider Ghediri à lui procurer les signatures nécessaires pour le dossier de candidature qu’il doit remettre au conseil constitutionnel d’ici le 03 mars prochain.

Et Makri et Ali Benflis oublient leur ego pour se mettre derrière Ali Ghediri, le changement deviendra possible et le 5e mandat pourrait être bloqué, croit pertinemment Djaballah. Mais ce dernier réussira-t-il à séduire les autres « opposants » pour les mener dans le camps de Ghediri ? Pas si sûr car Makri semble vouloir à tout prix jouer les rabat-joie. Le patron du MSP veut se présenter tout seul et défier Bouteflika. Soulignons enfin que la réunion de mercredi pourrait se tenir au siège du MSP. Cette réunion marquera une étape importante dans la suite des événements pendant ces élections présidentielles.

 

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