Le régime algérien est-il sincère lorsqu’il annonce de larges consultations dans le cadre d‘une « conférence nationale du consensus » annoncée par Abdelaziz Bouteflika dans sa lettre de candidature à 5e mandat consécutif ? Oui, répondent nos sources proches de la Présidence de la République qui certifient que beaucoup de changements seront opérés au lendemain du 18 avril, la date du scrutin présidentiel. 

D’après nos sources, même Ali Benhadj sera invité à des consultations menées  dans le cadre de la conférence nationale inclusive qui aurait pour objectif l’élaboration d’une « plateforme politique, économique et sociale » ! Oui, l’homme le plus honni par le régime algérien ne sera pas écarté par cette commission des réformes qui sera mise en place pour préparer cette conférence nationale au bout de laquelle des propositions seront recueillies de la part de toutes les composantes de la scène politique algérienne.

Selon nos sources, l’invitation qui sera envoyée à Ali Benhadj est une « initiative sérieuse » qui se veut être une démonstration de « la volonté sincère de la Présidence d’entamer un véritable processus consensuel qui doit mener vers une période de transition ».

Par ailleurs, c’est Abdelmalek Sellal qui est pressenti pour diriger cette « commission réformes » chargée de mettre en place la conférence nationale inclusive, a-t-on appris. Sellal devra prendre les règnes de cette nouvelle institution qui sera mise en place au lendemain du 18 avril prochain. Les consultations avec les personnalités nationales ou membres de la société civile ne devront pas se dérouler au niveau de la Présidence de la République. Il est prévu, croient savoir nos sources, que la commission de Sellal soit dotée d’un siège et de toute une équipe pour mener ce travail de consultations et de négociations dans l’optique d’aboutir à une « plateforme de revendications politiques, sociales et économiques ».  C’est sur la base de cette plateforme que des changements seront décidés par le Palais d’El-Mouradia sans oublier le changement constitutionnel qui est également inscrit dans cet agenda. Le travail de cette future commission devra durer au moins 6 mois, soulignent enfin nos sources selon lesquelles Sellal disposera des moyens nécessaires pour réussir ce travail délicat et ô combien important pour éviter à l’Algérie de sombrer dans une très dangereuse crise politique. Mais ses promesses seront-elles réellement tenues ? Nous le saurons dans un futur proche.

 

 

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