Anis Rahmani est finalement une véritable girouette. Après avoir défié et attenté à l’honneur d’une institution souveraine, à savoir les services secrets, en diffusant de manière honteuse et malhonnête un enregistrement vocal avec le colonel Smaïl, un haut gradé de l’ex-DRS, le controversé patron d’Ennahar TV a fini par présenter ses excuses les plus plates au général-major Bachir Tartag, le conseiller à la Présidence et coordonnateur de la DSS (Direction des services de sécurité). 

Dans une intervention diffusée par sa chaîne de télévision, Ennahar TV, Anis Rahmani a tenu à expliquer à ses téléspectateurs ou téléspectatrices qu’il a fermé le chapitre de son conflit avec les services secrets. Mieux encore, Anis Rahmani a chanté les louanges de Bachir Tartag en reconnaissant qu’il est un « grand patriote », un dirigeant intègre et dévoué pour son pays et l’Etat ! Un discours qui tranche paradoxalement avec les propos et menaces humiliantes qu’il avait tenu à l’égard de ce même haut responsable de l’Etat au début du mois d’octobre 2018. Si Anis Rahmani a fait son mea-culpa, c’est parce qu’il a été lâché par ses protecteurs qui lui ont promis une protection sans failles à condition de participer à un véritable complot politique visant à déstabiliser les institutions de l’Etat dans le sillage de la crise de succession à Abdelaziz Bouteflika. Affaibli et abattu, Anis Rahmani est aujourd’hui dans la posture de celui qui « supplie » le pardon pour ne pas subir les foudres et les représailles des autorités et à leur tête la Présidence de la République. Algérie Part reviendra bientôt sur ce sujet avec de nouvelles révélations.

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