Le ressenti de la rue préoccupe en ce moment les dirigeants algériens notamment à la veille du scrutin présidentiel du 18 avril prochain. Et pour empêcher l’avènement d’un mouvement de contestation populaire qui pourrait être récupéré par des tendances politiques, la Présidence de la République a tracé un plan précis qui a été communiqué à toutes les institutions en charge de veiller sur la sécurité et l’ordre public. Et c’est dans ce sillage que des instructions « fermes et claires » ont été données à la gendarmerie nationale, a-t-on appris auprès de plusieurs sources concordantes. 

Ces instructions insistent sur l’importance d’un « allègement des dispositifs sécuritaires » dans le but « de relâcher la pression sur les Algériens », confient nos sources. Ainsi, il a été demandé depuis ce week-end aux forces de la gendarmerie d’alléger les déploiements des radars au niveau des routes nationales et autoroute est-ouest. Les gendarmes ont été priés de desserrer un peu « l’étau sécuritaire » en réduisant leurs interventions pour les retraits des permis de conduire ou les contrôles stricts qui aboutissent à des amendes ou de lourdes contraventions. Les mêmes instructions réclament un révision des comportements des gendarmes lors des points de contrôle, les fameux barrages de sécurité, dressés sur les routes des agglomérations algériennes.

Par ailleurs, ajoutent nos sources, les gendarmes ne devront pas intervenir face aux appels à manifester contre le 5e mandat. « Ils resteront dans les casernes sauf cas de force majeure », soulignent nos sources selon lesquelles la présidence a chargé la DGSN d’occuper ce « front » en préparant la « gestion des foules ». Seuls les policiers devront traiter ces situations et les gendarmes ne devront empiéter sur ce terrain. Ces nouvelles instructions visent à prévenir contre les éventuels dérapages sécuritaires qui peuvent alimenter la colère populaire et nourrir la contestation de la rue.

 

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