Au ministère de la Santé, les langues commencent à se délier pour dénoncer des pratiques de favoritisme dont profite le groupe pharmaceutique jordanien Hikma. Selon nos investigations, ce dernier profite de plusieurs faveurs qui lui permettent d’avoir toujours de l’avance sur ses concurrents algériens ou étrangers. 

En effet, Hikma n’a besoin que de trois mois pour homologuer ses médicaments et ses produits pour pouvoir ensuite les commercialiser sur le marché national. En revanche, les autres laboratoires pharmaceutiques doivent attendre jusqu’à 18 mois pour mener le même processus d’homologation de leurs médicaments ou produits pharmaceutiques. « Hikma Pharma Algeria » jouit ainsi d’un impressionnant traitement de faveur qui lui permet, par la suite, de prendre de meilleures parts de marchés.

Ses concurrents commencent à trouver cette situation exaspérante et exigent l’équité dans le traitement des dossiers de l’homologation des médicaments nouvellement fabriqués. Mais au ministère de la Santé, Hikma Pharma dispose d’un allié de poids : Merzak Gharnaout, spécialiste en allergologie, qui a été nommé chef de cabinet du ministre de la Santé depuis le mois d’octobre 2018. Ce haut responsable est visé par des soupçons de favoritisme et plusieurs cadres du ministère de la Santé déplorent la proximité dangereuse de leur chef de cabinet avec plusieurs laboratoires étrangers notamment les jordaniens Hikma et les saoudiens d’Al-Kindi. Des informations récurrentes ont été recueillies à propos de ces « liaisons dangereuses » entre ce haut responsable du ministère de la Santé et ces labos étrangers.

Malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, aucune enquête sérieuse n’a été diligentée et l’immobilisme reste entier alors que les enjeux financiers sont tout simplement énormes.

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