C’était lors de la rencontre opposant le MC Alger à son homologue Olympique de Médéa, pour le compte de la 20e journée du championnat professionnel de ligue 1, au stade olympique du 5 juillet, dans lequel, nous avons eu droit à une véritable leçon de morale de la part d’un public mécontent qui a exploité cette occasion pour dénoncer le dysfonctionnement, dénoncent les jeunes supporters, qui est imposé volontairement par l’entreprise nationale de la Sonatrach au doyen des clubs algériens.

Sans le moindre débordement ni acte de violence, bien au contraire, les jeunes de Verd-Leone, comme on les surnomme,  ont recouru à la manière la plus civilisée qui existe, et qui est d’ailleurs unique en son genre, pour interpeller les hauts responsables de l’entreprise nationale pétrolière et de quelle manière SVP…

En effet, au moment où le doyen était en train de mener le plus normalement du monde son débat avec un but d’avance sur son adversaire, soudain, à la 21e minutes du match, un chiffre significatif qui renvoie à l’année de la création du club doyen,  le public s’est levé comme un seul homme et déserte brusquement les tribunes en laissant derrière lui, des chaises complètement vides en signe de protestation contre la négligence de l’actionnaire majoritaire du club, la Sonatrach en l’occurrence.  Et pour cause, l’entreprise nationale aurait délégué, sous la pression des interventions, la gestion du club le plus populaire et le plus riche en Algérie aux incompétents qui dépensent trop pour rien. Selon les chiffres avancés, le budget du Mouloudia d’Alger varie entre 180 jusqu’à 210 milliards de centimes !

 

 

Devant une telle humiliation venant d’une jeunesse hantée par un Football qui demeure la seule distraction dans leur quotidien, la Sonatrach continue de faire la sourde oreille face aux revendications d’une catégorie longtemps considérée comme inconsciente qui ne demande, pourtant, que de bannir la médiocrité des « Beni-aamistes » et de faire preuve d’une bonne gouvernance.

Par conséquent, le peuple vert du Mouloudia, exige la séparation de son club avec la Sonatrach, malgré la fortune et l’argent, et de remettre le symbole à ses vrais dirigeants afin de pouvoir renouer avec les plus prestigieux des titres.

Par Belkheir A. 

                                                                                          

 

 

 

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