L’Algérie des paradoxes. En une seule journée, pas moins de 7 plaintes ont été déposées et notifiées à Adlène Mellah, journaliste et directeur du média en ligne, Dzaïrpresse, qui vient à peine de quitter la prison d’El-Harrach. En revanche, Anis Rahmani, le controversé directeur d’Ennahar TV, continue de bénéficier d’une totale et intrigante impunité en dépit de plusieurs dizaines de plaintes déposées à son encontre par les victimes de sa campagne de lynchage médiatique qui a violé les règles les plus élémentaires de l’éthique et de la moralité publique. 

Mais en Algérie, tout le monde ne s’appelle pas Anis Rahmani. Au moment où l’acharnement judiciaire n’a jamais été aussi fort et cruel à l’égard d’Adlène Mellah et tous les autres journalistes indépendants ou engagés en Algérie à l’image de notre Rédacteur en chef, Abdou Semmar, le patron d’Ennahar TV se balade le plus normalement possible et exécute ses forfaits sans que personne ne puisse l’inquiéter alors que ses dérapages, ses atteintes à l’intégrité morale des institutions de son pays et d’un grand nombre de ses compatriotes ne cessent de susciter l’indignation générale.

Abdou Semmar, Merouane Boudiab, le rappeur et animateur Mister Ab, le comédien Kamel Bouakaz, l’ancien joueur de l’équipe nationale Fodil Dob et plusieurs dizaines d’autres opposants, journalistes, activistes, hommes d’affaires, etc., ont entamé depuis longtemps des poursuites judiciaires à l’encontre d’Anis Rahmani, ce personnage lugubre qui instrumentalise sa chaîne de télévision pour attenter à l’honneur de ses compatriotes qui ne partagent pas ses intérêts ou sa vision de l’Algérie.

Cette ignoble impunité s’explique par la complicité du Procureur général de la Cour d’Alger et le ministre de la Justice, Tayeb Louh, qui semblent avoir signé à Anis Rahmani un « chèque en blanc » pour lui permettre d’accomplir « le sale boulot » en toute impunité.

 

 

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