Encore malade et marqué par les séquelles de ses difficiles conditions de détention, notre confrère Adlène Mellah revient, petit à petit, à son métier au moment où plusieurs procès l’attendent au tournant. Mais le journaliste qui vient à peine de quitter la prison d’El-Harrach se sent étouffé et n’en peut plus de subir la surveillance rapprochée des Renseignements généraux.

« Laissez-moi tranquille ! Foutez la paix à ma famille ! », c’est avec ces termes que notre confrère Adlène Mellah a réagi aux dispositifs sécuritaires déployés autour de son domicile familial et de son lieu de travail. « Au lieu de surveiller mes mouvements et de suivre à la moindre trace mon épouse et ma famille, allez surveiller les corrompus, les voleurs qui détournent l’argent public et les mafieux qui introduisent les stupéfiants dans notre pays », s’est indigné le journaliste dans une vidéo live diffusée massivement sur sa page Facebook.

« Je n’appartiens à aucun clan politique. Je défends uniquement mon droit de jouir de la liberté de m’exprimer dans mon propre pays », a précisé encore Adlène Mellah en réponse à ceux et celles qui lui prêtent des accointances politiques. « J’ai uniquement remercié chaleureusement les personnes qui se sont solidarisées avec moi lorsque j’étais en prison. Oui, j’ai dit merci à Ali Belhadj parce qu’il a dénoncé mon emprisonnement. Oui, j’ai dit merci à Ali Ghediri, Amira Bouraoui et tous les autres politiques qui ont dit non aux injustices que j’ai enduré », a indiqué enfin Adlène Mellan en soulignant qu’il ne veut nullement adhérer à une quelconque démarche politique. « Mon combat est purement en faveur de la liberté d’expression », a-t-il résumé en dernier lieu.

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