La situation a beaucoup évolué dans les coulisses du sérail. Plusieurs réunions se sont tenues depuis le début de cette semaine à la Résidence Présidentielle de Zéralda et le Palais d’El-Mouradia, à savoir les locaux de la Présidence de la République, a-t-on appris de plusieurs sources sûres. Ces réunions ont regroupé plusieurs personnalités influentes et hauts responsables de l’Etat à l’image de Tayeb Belaïz, conseiller  et chef de cabinet à la présidence, l’homme qui est pressenti pour remplacer le défunt Mourad Medelci à la tête du conseil constitutionnel, ou Bachir Tartag, le coordinateur des services secrets ainsi que Saïd Bouteflika, le conseiller et bras-de-droit du Chef du Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, et plusieurs autres dirigeants dont des hauts responsables militaires et des personnalités politiques comme Ahmed Ouyahia, le Premier-ministre. 

 

Selon nos informations, ces réunions ont planché sur la bouillonnante situation politique du pays et l’agenda des élections présidentielles du 18 avril prochain. Et après plusieurs semaines de zizanie, de division et de malentendus, nos sources assurent que finalement un consensus s’est dégagé au plus haut sommet de l’Etat. Ce consensus permettra de mettre un terme à la guerre des clans qui a déchiré les hautes sphères du pays depuis le mi-octobre 2018, date à laquelle les 5 puissants généraux-majors de l’Armée Nationale et Populaire (ANP) ont été incarcérés à la prison de Blida. Depuis ce coup de tonnerre, les équilibres étaient rompus au sein du régime algérien et les diverses composantes du clan présidentiel sont entrées en conflit ouvert concernant la succession du Président d’Abdelaziz Bouteflika et les scénarios potentiels des élections présidentielles de 2019.

Aujourd’hui, attestent nos sources, cette guerre des clans vient de se terminer car le choix du 5e mandat a été imposé à toutes les composantes du régime. Un choix qui a apaisé les esprits et permet au clan présidentiel de se ressouder pour affronter les échéances électorales et les voix de l’opposition lesquelles ne cessent pas de s’élever pour clamer la « rupture ».

Force est de reconnaître que la candidature du général Ali Ghediri a semé un vent de panique dans les salons du sérail. La nouvelle dynamique créée par cette candidature surprenante a forcé la main à plusieurs caciques du régime pour négocier le plus rapidement possible un compromis qui évitera au système politique de se retrouver dans une dangereuse « ‘impasse ». Cependant, nos sources soulignent que c’est grâce à la diplomatie et la ruse d’un certain Saïd Bouteflika que le « confit » ne s’est pas enlisé au sommet du pouvoir algérien. Le frère et conseiller du Président Bouteflika a lui-même organisé des négociations, des pourparlers et identifié des solutions concrètes pour satisfaire toutes les parties en désaccord et ramener, ainsi, à l’équilibre le clan présidentiel.

Avec ce travail de sape, Saïd Bouteflika et son équipe ont empêché au final l’explosion du clan présidentiel et sa pulvérisation de l’intérieur à cause des divisions dangereuses qui le minaient depuis octobre 2018. Le choix du 5e mandat se confirme donc comme la seule issue qui se profile à l’horizon pour le régime algérien. Reste à maîtriser enfin l’équation de l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika. Selon nos sources, les laboratoires du régime préparent à ce propos des scénarios persuasifs afin de rendre possible le 5e mandat.

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