Une véritable machination a été orchestrée pour remettre à nouveau en prison le rédacteur en chef d’Algérie Part, Abdou Semmar. Des sources judiciaires ont révélé à la rédaction d’Algérie Part les dessous d’un véritable piège que des juges du tribunal de Tébessa ont tendu à Abdou Semmar. 

Le 24 janvier dernier, notre rédacteur en chef a été convoqué officiellement par le juge d’instruction de la première chambre du tribunal de Tébessa pour l’entendre sur une affaire que les autorités judiciaires ont refusé de préciser. Or, nous avons appris au cours de nos investigations que ce juge d’instruction s’appelle Bayoud Kamel. Nous avons pu confirmer que ce dernier travaille sous la coupe de plusieurs oligarques et hauts responsables véreux dénoncés dans plusieurs articles d’Algérie Part. Le juge Bayoud Kamel a été pressé d’adresser cette convocation à Abdou Semmar sur ordre du Procureur de la République près du tribunal de Tébessa, le dénommé Kadri Abdelkader.

Ce magistrat traîne également une réputation très sulfureuse et nous disposons de plusieurs éléments démontrant ses connexions avec les lobbys mafieux du monde des affaires à Tébessa. Mais force est de constater que ces magistrats n’ont pas été « dressés » contre Abdou Semmar par de petits potentats locaux impliqués dans le commerce illicite et trafic de contrebande. Selon nos sources, l’ordre de « harceler » Abdou Semmar vient d’en haut. Les instructions proviennent directement du cabinet du ministre de la Justice avec comme mot d’ordre : « Trouvez des affaires à Abdou Semmar et convoquez le ».

Mais que reproche-t-on exactement à Abdou Semmar au tribunal de Tébessa ? Le 19 septembre 2017, Abdou Semmar a fait des révélations fracassantes concernant une page Facebook gérée depuis l’Algérie et impliquée dans la propagande encourageant des actes terroristes perpétrés en Tunisie. 

Cette enquête de notre rédacteur en chef est appuyée par des documents officiels de la Police judiciaire de la wilaya de Tébessa. Les autorités judiciaires ont exhumé cette affaire datant de septembre 2017 pour lancer de nouvelles poursuites contre Abdou Semmar. A ce propos, nos sources sont unanimes : le juge d’instruction du tribunal de Tébessa a été instruit par ses supérieurs hiérarchiques de placer Abdou Semmar en détention après sa présentation à l’issue de sa convocation.

Nos investigations ont dévoilé donc des manipulations diaboliques qui visent à bâillonner Algérie Part pour empêcher notre média de jouer un rôle incontournable pendant la campagne électorale des élections présidentielles du 18 avril prochain. Une nouvelle instrumentalisation politique de la justice pour réprimer les journalistes qui dérangent et les médias indépendants qui font peur aux tenants du pouvoir. Nous n’allons pas nous taire…

 

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