Enfin une bonne nouvelle ! Le journaliste Adlène Mellah a été libéré aujourd’hui mercredi par la Cour d’Alger au bout d’un procès haletant qui a duré plusieurs heures. Le journaliste retrouvera sa famille et ses proches après de longues péripéties et une terrible grève de la faim qui a failli mettre en péril sa vie. Il écope finalement que d’une peine de 6 mois de prison avec sursis. 

Une vingtaine d’avocats se sont succédés à la barre de la Cour d’Alger pour plaider en faveur de la libération d’Adlène Mellah. Le collectif de défense du journaliste et directeur des sites Dzaïrpresse et Algérie Direct a beaucoup œuvré pour arracher la relaxe et la fin de cet harcèlement judiciaire qui a soulevé l’indignation de tous les Algériens révoltés par cette répression inédite.

Notons enfin qu’au cours du procès, Adlène Mellah s’est évanoui à plusieurs reprises et toute l’assistance a constaté les dégradations inquiétantes de son état de santé. Les proches et membres de la famille de notre confrère n’ont pas pu retenir leurs larmes. A la fin du procès, Adlène Mellah, très diminué et éprouvé par ces conditions de détention, pouvait à peine s’adresser aux juges pour se défendre. Fort heureusement, sa libération de la prison d’El-Harrach sonne comme la fin d’un véritable cauchemar. Ceci dit, la lutte pour la liberté d’expression n’est pas pour autant terminée en Algérie…

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