Sur les réseaux sociaux, les photos de cette route d’évitement d’Azazga dans la wilaya de Tizi-Ouzou suscitent en ce moment une énorme polémique. L’état catastrophique de cette route après le passage des récentes intempéries, neiges et fortes pluies, qui ont marqué la région, a scandalisé les habitants de la région et tous les internautes algériens. 

Détruite, déstructurée, défigurée, tout simplement impraticable, l’état de cette route d’une longueur de 8,5 km alimente une véritable controverse. Et pour cause, à en croire plusieurs sources locales, ces dégâts s’expliquent par la mauvaise réalisation de cet important axe routier qui devait permettre le désengorgement sur la RN12, à l’entrée ouest de la ville d’Azazga et dont la première utilité était de protéger le centre-ville de cette importante agglomération de la Kabylie contre les goulots d’étranglement.

Pour de nombreuses sources, il n’y a pas de doute : la mauvaise qualité des travaux entrepris pour réaliser cet axe routier est à l’origine de ces impressionnants dégâts. Or, c’est l’ETRHB d’Ali Haddad, le deuxième groupe privé du pays, qui a pris en charge la réalisation de cette route stratégique dans la région. D’après le journaliste Farid Alilet, ancien responsable du quotidien Liberté et actuellement journaliste à Jeune Afrique à Paris, l’ETRHB d’Ali Haddad a engrangé la modique somme de 76 millions de dollars pour réaliser cette route inaugurée le 5 juin 2015. Un budget énorme qui n’a, visiblement, pas servi à grande chose puisque 4 ans après, cette route a été totalement détruite. L’entreprise du richissime milliardaire et patron du FCE, le patronat algérien, va-t-elle fournir des comptes ou, au moins, des explications ?

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