Plusieurs dizaines de militants, défenseurs des Droits de l’Homme, journalistes ou simples citoyens ont tenté de se rassembler ce samedi matin au coeur de la ville d’Oran pour dire non à la « justice du téléphone » et les atteintes répétitives contre les libertés fondamentales des citoyens algériens. 

En dépit d’une très forte mobilisation policière, ces compatriotes ont tenu un sit-in pacifique au niveau de la Place d’Armes à Oran. Face à des slogans pacifiques qui réclament le respect de la Constitution laquelle protège les libertés publiques des algériens, les policiers ont recouru à la répression. Dispersés et pourchassés, les manifestants se sont retrouvés, par la suite, au siège du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) pour débattre de la situation des Droits de l’Homme dans notre pays.

Incarcérations abusives, répression de la liberté d’expression, droit de manifester entièrement bafoué et surtout des arrestations choquantes dans le milieu des journalistes et artistes, jamais la situation des droits civiques n’a été aussi déplorable ces dernières années en Algérie.

Face à ce constat amer, des membres de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) ont appelé à une véritable mobilisation pour mettre en place une chaîne de solidarité nationale dans le but de lutter contre cette répression terrifiante des libertés fondamentales en Algérie. Une répression rendue possible par une instrumentalisation politique de la justice algérienne.

 

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