Mais l’Afrique sans l’Algérie ne veut absolument rien  dire, et ce n’est pas le Sénégal qui produit des arachides qui va intensifier les alertes. Le département d’Etat avait déjà donne’ ses instructions  à son ambassadeur  à Alger, afin de suivre de prés le nouveau « voyagement »  politique du pays avant les élections  d’Avril 2019.

Le diplomate  en poste  se trouve déjà égaré’ dans la marmelade qui sévit au point ou ses rencontres avec certains commettants, tournèrent au Charbia. On est presque arrivé à une situation de pays sans chef, ou une direction cohérente avec laquelle Washington veut clarifier les choses.

Pour la coopération militaire avec  les russes, les algériens sont en position de force. Une telle épithète peut résumer l’argumentaire : Les russes nous vendent tout ( déjà réaffirmé’ par un responsable russe) , et vous non !!!   … Certes  Washington ne veut pas vendre, la politique  américaine est un peu hypocrite  que dire  des lobbies bloquant ceux  qui ceinturent la maison blanche et le constructeur  Lockheed  Martin,  et à leur tête le lobby Israélien.

Dans les années 90, par exemple ,  le président Clinton avait même  signe’, sur ordre d’Israël, une note ridicule   interdisant la vente d’un certain type de matériel informatique  à Alger. En 2002, L’Algérie avait essuyé’ un refus au sujet d’un matériel de télécommunication américain commande’ afin de boucher l’oreille aux français qui nous écoutaient.

Ce qui est sure  c’est que les américains sont entrain de revoir leur liste africaine « avec souplesse »   afin de fouiller puis de trier  ceux qui optent pour la coopération stratégique   avec eux  ou  avec  le duo Russie-Chine.

On avance en bonnes intentions des à présent , et  un petit bémol Washingtonien au sujet du Sahara Occidental ,   se faisant  déjà sentir, Alger se voit ainsi en position confortable pour rejeter l’offre de dialogue Marocain  et Rabat s’est vue presque  obligée  d’aller parler avec le Polisario .

Utile de mentionner que Le roi marocain n’a aucune limite dans ses coups  contre l’Algérie (je parle du pays), et garder des relations diplomatiques avec ce royaume, relève incontestablement de l’Hypocrisie.

Pour preuve , la presse américaine  avait déjà rapporte’ en 2013 comme en 2014  que le ministre des affaires étrangères du Maroc  et le chef des services secrets (tenez vous bien  chef des services secrets ) avaient  rencontre’ le chef de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee )  afin de lui fournir un « Dossier Algérien » Ajaban ! …La première  rencontre est intervenue lorsque  les deux co-présidents de la Commission des droits de l’homme de la Chambre américaine des représentants, Frank Wolf (républicain) et Jim McGovern (démocrate), avaient envoyé une lettre au secrétaire d’Etat, John Kerry, critiquant les centre de  torture marocains  à Laayoun .

En somme, Les attaques marocaines  à Washington qui continuent dans un style répugnant,  visent non seulement l’Algérie en tant que Territoire mais s’en prennent aussi  à son peuple et son Histoire.

Revenant  à un autre dossier américano-algérien  relatif  à l’énergie  là où Ould Kaddour attend les amendements  proposés. On se rappelle en 2005  ce souci des responsables américains qui résidait  dans le fait que  les mesures de la loi sur les hydrocarbures risquaient de réduire la cadence de l’investissement. On avance « présentement »  un chiffre de  90 milliards comme manque-à-gagner.  Toutefois, il y avait dans leurs déclarations en 2005, des insinuations sur l’existence de facteurs purement politiques ayant motivé Alger pour  l’introduction de nouvelles conditions concernant l’investissement en hydrocarbures et en général relatif  à cette règle de 51/49.

Aujourd’hui Alger veut elle aussi  une présence américaine  surtout le géant Exxon mobile pour ses techniques en gaz de schiste  et c’est ce qu’ils ont demande’ aux politiques américains .Or, le département d’Etat et son ambassadeur tentent d’expliquer,  à chaque fois, que les  compagnies  américaines seront intéressées lorsque les règles  changeront.

Washington et Depuis des années, bousculent les pays, y compris l’Algérie, pour qu’ils ouvrent leurs marchés de l’énergie aux investissements étrangers. Le message des Etats-Unis a d’ailleurs été singulièrement clair lorsqu’ils s’adressaient indirectement  à la Chine et la Russie. Les compagnies d’Etat de ces deux pays «  agressent » leurs compagnies privées. On croit savoir selon la version américaine  qu’Alger  a cause’ une cassure dans son investissement pétrolier et les choses auraient pu se passe mieux  si  on ne s’est pas référé à des  éléments démagogiques  pour prendre une décision d’amender afin d’introduire le 49/51.

Entre 2000 et 2004  et  durant cette courte période où les portes étaient grandes ouvertes, on a pu relever l’infime gain politique et économique (hors hydrocarbures) provenant de Washington alors que l’Algérie s’est montrée très disposée à faire des pas dans le cadre du rapport stratégique énergétique américain «Reliable Affordable and Environmentally Sound Energy For America’s Future» piloté par le vice-président Dick Cheny….

Et la chine rend encore furieux la périphérie intellectuelle  par sa présence agressive en Afrique ,Algerie comprise . Avec  un titre un peu goguenard :In Africa it’s not just China eating America’s Lunch !  Grant Harris de Wilson centre de Washington  nous fait un diagnostic très instructif.  L’expert considère que  les investisseurs étrangers sont d’avis  de plus en plus que l’urbanisation rapide, la croissance de la main-d’œuvre combinée avec  le marché de la consommation, sont prometteurs.

Actuellement les pays africains peuvent être des endroits difficiles pour faire des affaires, mais les hommes d’affaires  étrangers prudents gagnent de l’argent – et ceux qui sont actifs sur le continent sont optimistes quant à ses perspectives. Bien que le total des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique se soit chiffré à 59 milliards de dollars en 2016 (contre 443 milliards pour l’Asie en développement et 142 milliards pour l’Amérique latine et les Caraïbes), on considère que le  tiers des pays africains se dirigent vers une croissance du PIB de 5% pour cent ou plus. Tous Les ménages et les entreprises africaines (population 1milliards .302 millions 2018), devraient dépenser plus de 5 600 milliards de dollars d’ici 2028.

La McKinsey & Company quant à elle, estime    que la chine  voit bien choses. Les opportunités pour ce pays en Afrique se chiffrent  à 440 milliards de dollars d’ici 2025 (son  pronostic date de 2017). Aujourd’hui  le dragon jaune est en tête du peloton à titre de  premier partenaire commercial  des pays africains – après avoir dépassé les États-Unis en 2009 – et a double’ ses projets en IED sur le continent en 2016.

McKinsey décortique les chiffres et considère que plus de 10 000 entreprises chinoises exercent leurs activités en Afrique  avec un chiffre d’affaire global de plus de  180 milliards de dollars.

Le gouvernement chinois qui appuie énergiquement cet effort d’investissement, octroie  en parallèle, des prêts à l’Afrique: Entre 2000 et 2015, la Banque d’import-export de Chine a consenti 37 fois plus de prêts que la Banque d’export-import des États-Unis. La Chine va devenir, sou peu, le deuxième donateur aussi.

Or cette nouvelle orientation vers des  relations stratégiques  avec l’Afrique  avait vu le jour  en 2004  quand Le représentant de la Louisiane au Congrès, William Jefferson, fît des appels en faveur de relations privilégiées avec le vieux continent. Ce qui voulait  dire, dans le raisonnement washingtonien, une Afrique sécurisée, par l’installation de bases américaines capables de constituer un rempart au terrorisme qui émerge dans ces vastes étendues désertique … C’est ce qu’on disait  à ce moment là  ( Zouaimia el Watan Aout 2004) …

Colonialisme Chinois après  Colonialisme américain, Chamlers l’expert veut l’effondrement. Dans son livre Dismantling The Empire (Démanteler l’empire )  l’homme s’est interrogé sur la toile que tissent  les américains pour surveiller la planète, une cavalerie globale   se composant  d’un demi millions d’hommes parmi eux des milliers de soldats, de techniciens ,d’enseignants et d’espions pour écouter ce que disent, télécopient ou échangent par courriel les gens du Monde ,Y compris les Américains. Monsieur Chalmers avancent des chiffres terrifiants sur le mauvaise entreprise qu’accompli le Pentagone. Outre ses 6000 bases au États Unis, le Département de la défense entretient 720 bases dans 130 pays ce qui représente 253 288 gens en uniforme et presque l’équivalent de fonctionnaires civils de la Défense, auxquels s”ajoutent 44 446 recrutés locaux. L’auteur du livre estime que ce chiffre ne concerne pas les bases Temporaires au Kosovo, en Afghanistan, En Irak , en Israël, au Koweit au Kirghizstan au Qatar et en Ouzbékistan.

LARBI ZOUAIMIA

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