C’est une simple photo qui en dit long sur le fossé qui sépare les dirigeants politiques algériens de leurs homologues sud-coréens. Une photo qui peut expliquer à elle-seule le sous-développement de notre pays et le retard qui l’éloigne d’un pays développé comme la Corée du sud. 

Cette photo a été prise de l’entrevue qui a réuni le Premier ministre de la République de Corée, à savoir la Corée du Sud, Lee Nak-yon, avec le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah. Officiellement, le haut responsable sud-coréen était en visite officielle de trois jours en Algérie, durant laquelle il a coprésidé, avec le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, la 5e édition du Forum d’affaires algéro-sud-coréen.

Accompagné par une forte délégation, le premier ministre sud-coréen s’est fortement engagé dans cette visite officielle qui revêt un caractère stratégique puisque l’Algérie est l’un des deux Etats d’Afrique avec lequel la République de Corée avait signé un accord de partenariat stratégique. En plus, la Corée du Sud est l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Algérie avec près de 2,3 milliards de dollars d’échanges en 2017, dont près de 700 millions de dollars d’exportations algériennes et 1,6 milliard de dollars d’importations.

Les enjeux sont majeurs pour les deux pays qui cherchent à développer leur coopération. Malheureusement, les sénateurs et collaborateurs du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, ne semblent pas avoir saisi cette importance ni l’opportunité de travailler sérieusement avec leurs homologues sud-coréens dans l’optique d’attirer de nouveaux investissements vers notre pays.

Au contraire, comme il est clairement reflété dans cette photo, les dirigeants algériens manquent cruellement de sérieux et font de leur présence un simple geste amical comme si cette entrevue n’est guère une séance de travail, mais uniquement une rencontre de courtoisie. A l’opposé, les dirigeants sud-coréens sont armés de carnets de notes et munis de stylos pour consigner des idées, des réflexions et échanger sur des propositions.

Bref, les deux parties ne sont pas dans le même esprit. Les Algériens, détendus et nonchalants, sont là pour nouer une amitié. Les sud-coréens, studieux et concentrés, sont là pour faire du business et obtenir des projet. Une différence qui en dit long sur la nature des mœurs politiques de nos institutions. Une différence qui démontre parfaitement le retard accumulé par l’Algérie par rapport aux autres pays développés.

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