L’affaire du rédacteur en chef d’Algérie Part, Abdou Semmar, prend une dimension alarmante. Soumis encore et toujours de manière arbitraire et illégale à une Interdiction de quitter le territoire national (ISTN), Abdou Semmar est privé ainsi d’une liberté fondamentale considéré comme l’un des piliers des droits de l’homme, à savoir la liberté de se déplacer et de circuler librement. 

En dépit de plusieurs correspondances adressées aux tribunaux d’Abane Ramdane, Dar El Beida et Bir Mourad Raïs, l’affaire d’Abdou Semmar est toujours suspendue au niveau du Procureur général de la Cour d’Alger. Ce dernier, selon les avocats de notre rédacteur en chef, demandé des explications au procureur de la République près le tribunal d’Abane Ramdane au sujet de l’incroyable histoire de cette ISTN. Pour l’heure, aucune explication n’a été fournie à un citoyen algérien privé de l’une de ses libertés fondamentales protégée et chérie par la constitution de notre pays.

Face à cette inédite atteinte aux droits de l’homme, les avocats d’Abdou Semmar ont saisi officiellement ce mardi la direction des affaires pénales du ministère de la Justice. Celle-ci a pour mission de suivre l’activité et de contrôler le fonctionnement des parquets généraux et des parquets de la République, des cabinets d’instruction et des juridictions statuant en matière pénale. Elle est chargée notamment de veiller au respect des normes internationales en matière de justice pénale, de suivre, de coordonner et de contrôler l’action publique  et  de veiller à l’exercice des attributions dévolues au ministre de la Justice, garde des Sceaux et aux autorités judiciaires en matière de direction, de surveillance et de contrôle de la police judiciaire.

Cet recours ultime marque le désespoir d’Abdou Semmar qui ne comprend toujours pas pourquoi son droit citoyen est piétiné de la sorte. Cette instance du ministère de la Justice est priée d’intervenir auprès du Procureur général de la Cour d’Alger pour lever l’interdiction de quitter le territoire national dont est victime de manière injuste et arbitraire le rédacteur en chef d’Algérie Part.

 

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